La Police des fleurs, des arbres et des forêts – Romain Puértolas

Une fleur que tout le monde recherche pourrait être la clef du mystère qui s’est emparé du petit village de P. durant la canicule de l’été 1961.


Ce n’est pas le premier livre de cet auteur que je lis, mais bon Dieu, quelle pépite. De loin mon préféré jusque là ! Ce roman sur fond d’enquête policière est unique en son genre. Le format d’abord : les « chapitres » sont présentés sous forme de lettres d’un officier de police adressées à sa supérieure, la Procureur de la République, et des leurs annexes : des retranscriptions de témoignages et interrogatoires discrètement enregistrés avec un magnéto.

L‘histoire en elle-même n’a rien de particulièrement innovant : un corps est retrouvé dans un petit village de campagne et un officier venu de la grande ville cherche à retrouver l’auteur du crime. Cependant la plume de Puértolas est à la fois légère et incisive. Je ris des décalages ville/campagne, délicieusement distillés sans être trop clichés. Les commentaires personnels de l’officier sont un vrai régal (il a un petit côté aristo qui n’est pas déplaisant). Mais ce qui fait la vraie beauté de ce roman c’est son twist final, inattendu, qui bouleverse toute votre lecture et remet en cause toute la compréhension du roman.

Bon ok, j’avoue, connaissant la bête, j’avais découvert le pot aux roses dès la première centaine de pages, mais honnêtement mon plaisir n’a pas été gâché ! De cette façon j’ai pu relevé tous les petits indices savamment glissés aux quatre coins du roman. Pour être honnête je m’attendais à un rebondissement à la Tout un été sans Facebook et je n’ai pas été déçue.

En bref : une lecture très plaisante, un vrai page-turner que l’on regrette d’avoir aussi vite terminé et un auteur que l’on retrouve avec un infini plaisir. J’ai hâte de lire le prochain, on a jamais assez de romans de Romain Puértolas dans sa vie !

« Le simple préserve l’énigme » – Heidegger, Le Chemin de la campagne

« – Tu ignores donc, Fleur de tonnerre, qu’un bruit fortuit répété trois fois prédit un malheur ? Ignores-tu que c’est ainsi que fait l’Ankou ? Avant de charger le corps d’une victime dans sa charrette, il l’appelle trois fois d’une voix sépulcrale. Par exemple, pour moi, il crierait : « Anne ! Anne ! Anne ! » – Jean Teulé, Fleur de tonnerre

Épigraphe

  • Année de publication : 2019
  • Nombre de pages : 352
  • Note : 19/20

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